- VII. LEGISLATION
SUR LES ARMES :
- Réglementation en
vigueur au 01/01/1999
- Les détenteurs et utilisateurs d'armes de tir sportif
doivent respecter plusieurs textes réglementaires qui
sont principalement le décret
- du 18/04/1939 fixant le régime des matériels
de guerre, armes et munitions, le décret d'application
du 6/05/1995 modifié par le décret
- du 16/12/1998 et l'arrêté du 16/12/1998. Vous
trouverez, ci-après, une synthèse des modifications
de la législation concernant les armes
- et les munitions dont certaines sont utilisées en
tir sportif.
- L'intégralité du décret modifié
est consultable sur le site internet de la F.F.Tir
- Il existe par ailleurs, disponible auprès de la F.F.Tir,
un ouvrage intitulé " Guide juridique des armes "
qui traite de la réglementation
- en matière d'armes et explosifs, écrit par
Yves PRAT, membre du Bureau Fédéral, aux éditions
Références dans la collection guides juridiques.
-
- 1. Catégories
d'armes (Art.
2)
1ère Catégorie : Armes de Guerre
- · Armes de poing semi-automatiques ou à répétition
tirant une munition à percussion centrale d'un calibre
supérieur à 7,65 court (32 ACP).
· Fusils et carabines à répétition
ou semi-automatiques de tous calibres conçus pour l'usage
militaire.
4ème catégorie : Armes dites de défense
et leurs munitions
- · Armes de poing : toutes les armes de poing autres
que celles classées en 1ère catégorie (y
compris, depuis le 16/12/1998, les 22 L.R. à
- 1 coupde plus de 28 cm de longueur), y compris les armes
à grenaille (seuls restent exclus les pistolets et revolvers
de starter et d'alarme).
· Armes d'épaule : toutes celles non classées
en 1ère catégorie à répétition
ou semi-automatiques dont la longueur totale est inférieure
ou
- égale à 80 cm ou dont la longueur du canon
est inférieure ou égale à 45 cm pour un
canon rayé et à 60 cm pour un canon lisse,
- semi-automatiques dont le magasin et la chambre peuvent
contenir plus de 3 cartouches,
- à répétition dont le magasin ou
le chargeur peut contenir plus de 10 cartouches,
- - les armes ayant l'aspect d'une arme automatique
de guerre, même si elles sont semi-automatiques ou à
répétition,
- toutes les armes "à pompe" depuis le
16/12/1998.
5ème catégorie : Armes de chasse et leurs
munitions
- A l'exception des armes à 1 coup à canon lisse,
toutes les autres armes (non classées) sont soumises à
déclaration.
Les fusils et carabines à canon rayé et à
percussion centrale autres que ceux classés en 4ème
ou 1ère catégorie sont soumis à déclaration.
6ème catégorie : Armes blanches
- Toutes les arbalètes sont classées dans cette
catégorie et non soumises à déclaration
ou à autorisation. Elles ne peuvent être transportées
- qu'à la condition de ne pas être immédiatement
utilisables et seulement par une personne à jour de sa
licence fédérale.
7ème catégorie : Armes de tir, de foire
ou de salon et leurs munitions
- · soumises à déclaration
:
- armes à feu de tous calibres à percussion annulaire,
autres que celles classées en 4ème catégorie,
- armes à air comprimé développant à
la bouche une énergie de plus de 10 joules.
- · non soumises à déclaration
:
- armes d'alarme et starter,
- armes à air comprimé d'une puissance de moins
de 10 joules (soit la quasi totalité des armes à
air comprimé utilisées pour le tir sportif).
8ème catégorie : Armes et munitions historiques
et de collection
- Ce sont des armes dont le modèle et l'année
de fabrication sont antérieures au 1/01/1870, à
poudre noire et tirant des balles en plomb.
- Les répliques de ces armes sont également concernées
(pour les armes françaises, date : avant 1874).
-
-
- 2. Acquisition, Détention,
Déclaration
Sans autorisation de détention d'armes (Art.
23)
- · Certaines armes de la 5ème et les armes de
la 7ème catégorie ne sont pas soumises à
déclaration. Celles de 6ème et 8ème catégories
sont
- libres,sous réserve que l'acheteur ait au moins 18
ans.
- · Les mineurs de plus de 16 ans peuvent les acquérir
s'ils sont autorisés par la personne exerçant l'autorité
parentale et s'ils sont, soit titulaires
- du permis de chasser (de l'année précédente
ou de celle en cours), soit titulaire de la licence de la F.F.Tir
de l'année en cours.
· Les armes de la 7ème catégorie à
air comprimé peuvent être détenues par des
mineurs de 9 à 16 ans munis d'une autorisation parentale
et
- de la licence de la F.F.Tir de l'année en cours.
Avec autorisation de détention d'armes (Art.
28)
- · Clubs : 1 arme pour 20 tireurs licenciés
est autorisée, avec un maximum de 20 armes par club.
· Particuliers : les personnes licenciées âgées
d'au moins 21 ans et les tireurs de moins de 21 ans sélectionnés
et participant à des compétitions internationales,
titulaires du carnet de tir sont autorisés à détenir
12 armes dont un maximum de 7 en 1ère ou 4ème catégorie
à percussion
- centrale, les autres devant être des armes de 4ème
catégorie à percussion annulaire d'un calibre égal
ou inférieur à 6 mm. Ces armes ne peuvent
- être utilisées que dans un stand de tir déclaré.
Modalités pour l'obtention de l'autorisation de
détention d'arme à titre sportif (Art. 28 et
39).
- Les demandes d'autorisation doivent être appuyées
des pièces justificatives suivantes :
· Clubs :
- adresse du siège social,
- déclaration faisant apparaître le nombre d'armes
détenues,
- date de la décision portant affiliation du club à
la F.F.Tir.,
- mention de la ou des spécialités de tir,
- nombre de membres inscrits.
- · Particuliers :
- justificatif du domicile,
- déclaration du nombre d'armes détenues (photocopies
des autorisations de détention),
- preuve de l'inscription dans un club de tir ou licence (6 mois
minimum),
- photocopie de la carte d'identité,
- photocopie du carnet de tir,
- avis préalable signé par le Président
de la Ligue Régionale correspondante et mentionnant son
avis favorable.
-
- L'avis préalable (plus communément appelé
" feuille verte "), est un document visé par
le Président du club qui atteste que le demandeur est
- licencié, qu'il pratique le tir et qu'il est capable
de détenir et d'utiliser une arme en sécurité.
La délivrance de cet avis préalable ne préjuge
en
- rien de l'obtention d'une autorisation de détention
d'arme qui relève de l'autorité du Préfet.
L'avis préalable est à solliciter auprès
du Président
- de la Société de tir dont le tireur est membre
sous réserve d'être licencié depuis plus
de 6 mois. Cet avis peut être accordé ou refusé
par le
- Président. Dans tous les cas, cet avis préalable
est transmis pour accord ou non au Président de Ligue
qui a reçu délégation du Président
de
- la F.F.Tir. Après signatures, une souche est délivrée
au tireur, une au club, une reste en archives à la ligue
et une dernière est retournée à la
- F.F.Tir. L'imprimé de demande d'acquisition et de
détention d'armes s'obtient au commissariat de Police
ou à la brigade de Gendarmerie ou
- au service des armes de la Préfecture du lieu de domicile.
L'ensemble des pièces du dossier ainsi réuni est
transmis au service de Police et/ou de Gendarmerie selon le cas.
La Préfecture, après enquête, et après
avoir obtenu un extrait de casier judiciaire (bulletin n°2),
remet au demandeur
- les autorisations permettant d'effectuer l'achat. L'arme
doit être acquise dans un délai maximum de 3 mois
après la délivrance de l'autorisation
- de détention.
-
- N. B. : A compter du 1/01/1999
- - les demandeurs doivent être titulaires d'un carnet
de tir indiquant la date de chaque séance contrôlée
de pratique du tir. Ils doivent participer
- au moins à trois séances contrôlées
de pratique de tir, espacées d'au moins deux mois dans
l'année civile.
- il est obligatoire d'avoir un coffre-fort ou une armoire forte
à son domicile et d'en apporter la preuve pour obtenir
l'autorisation de détention.
- L'abandon de la pratique sportive implique automatiquement
la nullité des autorisations délivrées à
ce titre et la nécessité de se défaire des
- armes et munitions détenues.
- Déclaration de détention d'armes (Art.
47 et 48)
- Les possesseurs d'armes soumises à simple déclaration
doivent les déclarer au commissariat de police ou à
la brigade de gendarmerie du
- domicile qui leur délivrera un récépissé.
-
-
- 3. Le Carnet de Tir
-
- Le décret et l'arrêté du 16 décembre
1998 ont institué l'obligation de posséder un carnet
de tir pour les personnes titulaires d'une autorisation
- de détention d'arme à titre sportif. Ce carnet,
disponible dans les clubs (au prix de 30 francs soit 4,57 euros)
est composé de deux parties :
Le certificat de contrôle des connaissances
- Il est indispensable pour tout nouveau licencié et
est passé au sein du club sous le contrôle du Président
de l'association ou d'une personne
- désignée par lui (de préférence
parmi les arbitres, brevetés d'Etat ou fédéraux,
animateurs, etc.).
- Le manuel d'initiation du tireur sportif fournit l'ensemble
des réponses aux questions posées aux nouveaux
licenciés dans le cadre du Questionnaire
- à Choix Multiple (Q.C.M.).
Pour obtenir ce certificat le candidat doit répondre correctement
aux questions éliminatoires et obtenir une note
- minimale de 12/20.
- Les tireurs licenciés pour la saison 1997/1998 obtiennent
ce certificat par équivalence, mais il leur est cependant
conseillé de subir ce petit test
- qui rafraîchira leurs connaissances sur la technique
et les règles de sécurité aussi bien au
stand que chez eux.
- Au vu des résultats, le Président du club ou
son représentant conserve le Q.C.M. rempli, complète
la page 2 du carnet de tir, valide le certificat
- de contrôle des connaissances en y portant la date
de réussite du test ou d'obtention par équivalence
et signe le carnet après s'être assuré que
- celui-ci comporte la photographie du tireur et sa signature.
Il tamponne ensuite le carnet et la photo avec le cachet du club.
Les séances contrôlées de pratique
du tir
- Il est rappelé que tout tireur possédant une
arme soumise à autorisation de détention doit être
titulaire de la licence de l'année en cours, de
- l'autorisation de détention correspondante et du carnet
de tir.
- a) Pour participer à une séance contrôlée
de pratique du tir, le tireur doit être en possession de
la licence et du carnet de tir.
b) Il doit, au cours de l'année civile, participer
à au moins 3 séances contrôlées de
pratique du tir, espacées d'au moins deux mois.
c) Lorsque le licencié est titulaire d'autorisations
de détention d'armes classées en 1ère et
4ème catégories, le tir est pratiqué avec
une arme
- de la 1ère catégorie. L'arme utilisée
lors de la séance présente les mêmes caractéristiques
que la ou les armes détenues.
d) La séance de tir est effectuée dans un
stand déclaré (décret du 3/09/93), sous
le contrôle du Président du club ou d'une personne
désignée
- par lui (de préférence parmi les arbitres,
brevetés d'Etat ou fédéraux, initiateurs,
animateurs, etc.). La liste des personnes habilitées à
valider
- les séances de tir est portée à la connaissance
des tireurs par voie d'affichage dans le stand.
e) Modalités de tir : dispositions fédérales
- Tir sur cibles papier, cibles métalliques : un tir
de 40 coups minimum est effectué sous le contrôle
de la personne habilitée.
f) Une fois le tir effectué, le responsable du
contrôle valide le carnet de tir en y apposant son nom,
sa signature, la date, le cachet du club et
- remplit le registre journalier. Ce registre, indiquant les
nom, prénom et domicile de toute personne participant
à une séance contrôlée de pratique
- du tir, demeure en permanence sur le stand et doit pouvoir
être présenté à toute réquisition
des autorités compétentes.
- Toute participation à un championnat ou à une
compétition officielle organisée sous le contrôle
de la F.F.Tir peut donner lieu à validation du
- carnet de tir, sous réserve de remplir les conditions
définies au paragraphe c.
-
-
- 4. Sécurité
-
- La sécurité doit être la préoccupation
constante de tous ; tireurs, arbitres, dirigeants et spectateurs.
- Elle se définit dans le respect des règlements
propres à chaque stand et à chaque discipline.
L'arme
- Arme approvisionnée : c'est une arme qui contient
des munitions.
Arme chargée : c'est une arme qui contient des
munitions dans la chambre ou le barillet.
Armes prête à tirer : c'est une arme dont
toute action sur la queue de détente fait partir le coup.
Arme mise en sécurité ou désapprovisionnée
: c'est une arme dont on a :
- enlevé le chargeur, vidé le magasin, la chambre
ou le barillet de ses munitions,
- ouvert le mécanisme (culasse ouverte ou barillet basculé),
- contrôlé visuellement et physiquement l'absence
de munitions.
- Ne jamais faire confiance aux seules sécurités
mécaniques des armes.
Une arme doit TOUJOURS être considérée comme
chargée et à ce titre ne doit JAMAIS être
dirigée vers soi-même ou autrui.
Le transport de l'arme
- Entre le domicile et le stand :
- l'arme est désapprovisionnée, équipée
d'un dispositif rendant son utilisation immédiate impossible
et doit être transportée dans une mallette.
- les munitions sont transportées à part.
- En cas de déplacement avec des armes, il faut toujours
être en possession de la licence, du carnet de tir et des
autorisations de détention
- correspondantes.
L'arrivée au pas de tir
- La mallette est apportée au pas de tir avant que l'arme
ne soit sortie.
Une arme ne doit jamais être manipulée ni fermée
brutalement.
Avant d'utiliser une arme : s'assurer qu'elle est en bon état
de fonctionnement.
- Les déplacements peuvent éventuellement être
effectués avec l'arme désapprovisionnée,
canon dirigé vers le haut ou vers le bas.
Pendant le tir
- Le canon de l'arme doit être, EN TOUTES CIRCONSTANCES,
dirigé vers les cibles ou la butte de tir. Avant qu'un
tireur, arbitre,
- responsable, ne se déplace en avant du pas de tir,
les armes doit être mises en sécurité.
- Pendant qu'un tireur, arbitre, responsable, est en avant
du pas de tir, il est interdit :
· de toucher à son arme
· d'approvisionner les chargeurs sans autorisation.
- Il est obligatoire de porter un système de protection
auditif pendant les tirs aux armes à feu. Il est vivement
recommandé ou obligatoire
- pour certaines disciplines de porter des protections oculaires
pendant le tir.
En cas d'arrêt du tir
- Lors d'une pause de courte durée au poste de tir,
le tireur doit rester maître de son arme et respecter les
règles de sécurité.
En cas de dysfonctionnement, de contrôle ou de réparation,
l'arme doit être mise en sécurité.
En fin de tir
- L'arme doit être mise en sécurité avant
son rangement dans la mallette.
Au domicile
- L'arme doit être mise en sécurité. Les
armes et les munitions soumises à autorisation doivent
être entreposées dans un coffre-fort ou
- une armoire forte. Les opérations de réparation
et d'entretien doivent se faire dans un local adapté.
-
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